Harreberg-Feuerstein
Sur le Feuerstein - Bordure nord

Harreberg-Feuerstein

Harreberg (57) – 3 mai 2019 * 20,5 km – Dénivelé positif : 680m* Météo : 15° – ciel quelques fois couvert /

. Randonnées du mois de mai : Nbre : 1 / 20,5 km / Dénivelé positif : 680 m
. Total année : Nbre : 20 / 357.50 km / Dénivelé positif : 9400 m

Repères cartographiques :

  • Kleinmuhl
  • Enteneck
  • Altdorf
  • Col du Hauenthal
  • Feuerstein
  • Beimbach
  • Croix de Beimbach
  • Croix du Hengsbourg


7ème week-end de confinement. Il est temps que ça se termine, car c’est complétement aberrant d’interdire la randonnée !

Comme la semaine précédente, imaginons une balade, en s’inspirant d’un ancien parcours…

Aujourd’hui, nous irons au sommet du Feuerstein, situé à environ 10km au sud-est de Harreberg.

Première étape, descendre jusqu’à la Zorn, et plus exactement à Kleinmuhl où se trouvent les ruines de l’ancienne scierie.

  • Descente sur les pentes du sommet des Picards

Départ à 12h40 en s’engageant tout de suite dans le bois qui débute après le terminus de la rue de la Source, à Harreberg.

Nous descendrons par les pentes sud du sommet des Picards, pour rejoindre d’abord la route forestière du Traubachthal. Il faudra ensuite remonter cette route, sur près de 2km, avant d’emprunter un sentier, marqué sur la carte, qui devrait nous faire descendre rapidement jusqu’à Kleinmuhl.

A l’endroit où devrait partir ce sentier, sur le côté gauche de la piste, aucun départ de chemin ! rien du tout ! Il n’y a qu’un mur d’arbres, mais aucun passage. Toutefois, en scrutant un peu mieux l’endroit, il semble y avoir un vague départ entre les arbres. Mais alors, vraiment très très vague. Autrefois il a dû y avoir un chemin, mais aujourd’hui, la végétation l’a entièrement masqué. Je me faufile entre les sapins serrés et ça semble encore plus bouché : branchages couchés, arbres tombés, ronces et arbustes barrent le passage. Je persiste quand même et avance tant bien que mal au milieu de ce chaos végétal. Peu après, on distingue un peu mieux le tracé et, progressivement, un chemin se dessine plus nettement. C’est pas trop tôt ! Un peu plus bas, plusieurs gros épicéas couchés barrent le passage, et il faut faire plusieurs détours pour réussir à continuer la descente.

  • Les ruines de la scierie de Kleinmuhl

Finalement, on arrive à la route qui surplombe la Zorn . Maintenant, c’est plus facile. On traverse la route qui vient de Neustadtmuhle, pour descendre jusqu’à l’ancienne scierie de Kleinmuhl où subsistent des vestiges de l’exploitation, et notamment le support de la scie encore en place, ainsi que des conduites de l’installation hydraulique qui la faisait fonctionner. Quelques pans de murs fantomatiques sont encore debout, mais pour combien de temps encore ?

  • La longue montée jusqu’au Feuerstein

On laisse le sentier qui monte tout droit à Ententhal, puis à Dabo, pour prendre à droite celui qui rejoint Enteneck, à la confluence des 2 Zorn. A partir de là, on ne va faire que monter, jusqu’au sommet du Feuerstein. Le début est particulièrement pentu, et il faut réduire la cadence prise lors de la descente. La première centaine de mètres passée, ça va mieux, et le rythme est maintenant ajusté à la difficulté. Ça fait quand même du bien d’arriver au premier replat, où l’on rejoint la première route forestière. On la traverse pour prendre, en face, un large sentier qui continue l’ascension de l’Altdorfkopf. Heureusement, pas besoin d’aller jusqu’en haut. En effet, le chemin passe sous le sommet, et la pente diminue notablement. On traverse maintenant la forêt de l’Altdorf, jusqu’à rejoindre une deuxième route forestière qui vient, cette fois, du vallon de l’Hauenthal.

Le temps est correct, mais sans plus. Le ciel est quand même bien couvert et quelques averses sont à craindre. La température n’est pas très élevée, ce qui est bien appréciable. Mais la montée fait quand même chauffer la chaudière, et ça se sent…

On ne restera pas longtemps sur cette route forestière. Au bout de 500m, un sentier part à gauche et va nous faire reprendre la montée.

  • Repos à l’entrée d’une large prairie, au pied du Feuerstein

Après 1,5 km de marche dans la forêt, voici enfin le col du Hauenthal. L’objectif du jour n’est plus très loin, mais il faut encore monter par un chemin chaotique qui nous amène dans une large prairie, évidemment utilisée pour la chasse. Une pierre à sel est placée en hauteur sur un tronc d’arbre mort, uniquement accessible aux grands animaux (cerfs et biches). Pile en face, juste à la lisière de la forêt, un mirador caché derrière une rangée de sapins. Il suffit aux chasseurs de monter ici en 4×4 et d’attendre, tranquillement assis à l’abri, que les cerfs et biches viennent lécher la pierre à sel dont ils raffolent. Et voilà, il n’y a plus qu’à faire un carton. Ah ces courageux amateurs de la nature et de ses beautés…mortes…

Allez, on s’arrête quand même ici pour se faire une boisson chaude et se reposer un peu, avant la montée finale.

Après cette pause revigorante, on continue en traversant la prairie pour s’enfiler à nouveau dans la forêt. On arrive bientôt sur le petit plateau du Feuerstein (la pierre du feu). D’ici, la vue est magnifique. Surtout que le ciel s’est bien dégagé et les rayons du soleil éclairent les sommets boisés du Spitzbzerg, du Grand Rosskopf ou encore du Urstein qui culmine à 946 m.

  • Descente hors-piste

Peu après, on atteint la bordure sud du plateau. De là, il faut maintenant trouver un cheminement pour redescendre . Il n’y a pas de sentier tracé, et il faudra naviguer « à vue » entre les rochers et les arbres. Par chance, un chemin de coupe va nous permettre d’arriver jusqu’à la route forestière de la Pierre du feu. Il suffit, maintenant, de la suivre tranquillement vers le nord.

Plus loin, on passe en bordure d’une autre prairie de chasse avec son équipement standard : pierre à sel perchée en haut d’un tronc, et mirador juste en face…

Un autre chemin de coupe va nous faire « gagner » quelques centaines de mètres, en descendant directement au début de la route forestière du Hauenthal qui descend jusqu’à la Zorn.

Il vaut mieux prendre cette route dans ce sens, car dans l’autre, elle monte bien, la bougresse.

Le vallon du Hauenthal est sec dans sa plus grande partie, jusqu’à un petit affluent qui arrive de la droite. Le bruit du ruisseau va maintenant nous accompagner . Un peu plus bas, on passe une petite retenue d’eau avec, en face, un chalet de chasse.

Le soleil illumine les jeunes feuillages vert clair des grands arbres qui peuplent la forêt. L’hiver est bien derrière nous.

  • La montée par le grand vallon de Beimbach

En bas de la descente, la Zorn s’écoule en dévalant gentiment quelques petits rapides caillouteux.

On traverse la rivière par une passerelle en bois, qui n’est plus vraiment de première fraîcheur, pour attaquer la montée de l’autre versant de la vallée de la Zorn jaune.

On va y aller doucement car elle va être longue, mais heureusement, la pente est plutôt modérée.

Après le premier tronçon jusqu’à la route forestière, le rythme est pris et on va essayer de le conserver jusqu’en haut. Ce petit bout de route, à plat, permet de se reposer un peu avant de reprendre la montée.

Il faut quitter la piste en escaladant un sentier balisé dont le départ est très escarpé. Quelques dizaines de mètres plus loin, la pente redevient plus sympathique, et le sentier bien marqué nous amène jusqu’à la route qui vient du Hohwalsch pour descendre à Enteneck. Juste en face, on reprend le sentier qui va suivre la grande courbe du vallon de Beimbach, en montant progressivement. Il faut ensuite traverser un ancien chemin forestier marécageux avant de pouvoir continuer l’ascension. Le dernier tronçon de la montée se fera facilement, jusqu’à rejoindre la route forestière qui descend jusqu’au carrefour de la croix de Beimbach.

Maintenant, c’est tranquille, même si la piste monte un peu avant de redescendre jusqu’au carrefour de la croix du Hengstbourg, où l’on retrouve la route forestière de la Carrière qui vient de la droite. Mais c’est à gauche que l’on continue, sur la piste qui se dirige vers Walscheid et Harreberg.

On va la suivre sur un petit kilomètre pour s’en échapper par un sentier discret, qui part sur la droite, serpente entre les arbres et buissons, et débouche dans la grande prairie (également équipée d’un mirador) au sud du sommet des Picards.

L’herbe a bien poussé depuis la dernière fois, et la traversée du champ parsemé de marguerites se fera rapidement, malgré la montée.

Une dernière petite descente et voilà enfin les premières maisons de Harreberg.



Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.