Pont du Villard – Coste Belle

Dévoluy (05) – 14 août 2020 * 11,5 km – Dénivelé positif : 900 m* Météo : 25° – Soleil /

. Randonnées du mois d’août : Nbre : 8 / 80,5 km / Dénivelé positif : 3 970 m
. Total année : Nbre : 37 / 605 km / Dénivelé positif : 19 000 m



Le ciel est tout bleu après l’orage de la veille, mais tout est trempé. Les champs semblent apprécier cette humidité, et avec le soleil, ça va bien pousser.

Ce matin, descente à St Etienne pour faire quelques courses à l’épicerie du village.

Avant d’arriver à l’entrée du village, un panneau bloque la route : circulation interdite jusqu’à 13h30, c’est le marché.

On reviendra en fin d’après-midi, après la rando.

  • Vers le Vallon d’Ane

Départ près du Pont du Villard à 10h45 pour une marche qui durera près de 7 heures.

Le soleil resplendit, mais il ne fait pas très chaud car la pluie a bien refroidi l’atmosphère. Le taux d’humidité est de 85%. Ça va être difficile d’avancer sans transpirer un maximum.

Montée sur la piste au soleil, pour débuter, puis un peu plus à l’ombre dans le Bois Rond. On rencontre quelques ramasseurs de champignons et plusieurs promeneurs.

Ça grimpe bien dans le bois. On est partis à 1354m d’altitude et nous sortirons du bois vers 1700 m.

A partir de là, nous serons à nouveau en plein soleil. Nous approchons du chalet du Vallon d’Ane et il y a pas mal de monde arrêté à proximité pour déjeuner. On se posera un peu plus loin, à l’entrée du vallon, pour casser la croûte.

  • Plan B

Le vallon est sauvage et je pensais qu’il n’y aurait pas trop de monde par ici. Erreur ! Plusieurs groupes s’engagent sur le sentier qui s’enfonce vers le fond du Vallon d’Ane. Il faut trouver un plan B car c’est vraiment très bruyant. J’avais pensé un moment aller aux grottes de Coste Belle indiquées sur les pentes du Vallon d’Ane, à plus de 2000m d’altitude. Eh bien, allons-y !

Le début de la montée est déjà bien raide, mais en avançant tranquillement, ça ira.. Aucun sentier, par contre et il faut se fier à ce que l’on peut voir pour grimper la pente de plus en plus escarpée. Les arrêts sont fréquents car il fait bien chaud maintenant. Bella cherche de l’ombre, mais le soleil est au zénith, et c’est donc une denrée rare. Il faut se coller contre les parois rocheuses pour en trouver un peu.

La montée est de plus en plus dure et délicate. Il faut maintenant gravir des pierriers à très forte pente, en faisant très attention à ne pas glisser.

En contrebas, j’entends une bergère qui lance des instructions à ses chiens pour qu’ils fassent avancer le troupeau.

  • Rencontre à haut risque

Tout à coup je vois arriver 2, non 3, non 4 patous qui grimpent en aboyant ! Ça craint. Avec Bella, c’est la catastrophe qui s’approche. Mais non, elle fait la belle en frétillant au milieu de 3 patous qui remuent la queue. Les présentations faites, elle vient s’asseoir près de moi, non sans avoir essayé quand même d’attraper un des chiens (une femelle, je pense).

Après cette pause, la montée reprend, de plus en plus raide et glissante. Je passe un peu en dessous des grottes, mais je n’y vais pas car la descente, après, risquerait d’être dangereuse puisque je suis obligé de garder Bella en laisse, à cause des moutons qui ne sont pas très loin.

  • Sur la crête de Coste Belle

C’est vraiment dur dur… mais on arrive en haut à un col, à environ 2150 m d’altitude. J’avais espéré pouvoir redescendre par l’autre versant du col, mais c’est absolument hors de question car c’est quasiment vertical. Redescendre d’où nous venons est également exclu. Donc ? Il reste à continuer à grimper, sur la crête de Coste Belle, en espérant qu’elle soit praticable et que l’on puisse redescendre plus loin… Pas sûr, mais pas trop d’autres choix, en fait.

Finalement, ça passe. Il faut avancer prudemment, mais allez expliquer ça à Bella qui n’a qu’une idée en tête : chasser les marmottes. Je dois la détacher car c’est trop dangereux. Elle part aussitôt à toute allure, en longeant le bord des falaises, jusqu’à l’endroit où elle a vu une marmotte s’enfiler dans un trou.

Je peux maintenant descendre plus facilement, même si c’est bien pentu et qu’il faut avancer sur l’herbe glissante.

Depuis le haut, je peux bien repérer le meilleur cheminement à suivre pour atteindre une bergerie que l’on voit tout en bas et à partir de laquelle je pourrai attraper le sentier qui va à la Cabane de l’Avalanche (parking et départ de  randonnées).

  • Sur la route forestière du Bois Rond

Il y a encore beaucoup de monde quand j’y arrive. Je pars ensuite sur la route forestière du Bois Rond. Un peu plus loin, 2 mamies cueillent des framboises pendant qu’un petite fille les attend, en mangeant des gâteaux que Bella a tout de suite remarqués. Mais comme la petite fille ne lui en propose pas, on continue notre chemin sur la désagréable piste caillouteuse. Petit arrêt à la fontaine d’Hurtillier où Bella saute dans l’abreuvoir en bois, pas très pratique et glissant. Mais, ça ne la dérange pas, visiblement. Elle arrive à se rafraîchir et boire en même temps. Après les cavalcades sur les pentes de Coste Belle, elle a eu « un peu » chaud et ça lui permet de récupérer.

Nous arrivons au Kyros une demi-heure plus tard.

  • l’hypermarché de St Etienne

Je dois faire maintenant quelques courses, et nous retournons à St Etienne.

Je me gare au centre du village, pas très loin de l’épicerie. J’avais préparé une liste, mais dès que je franchis la porte du magasin, je sais qu’elle ne me servira pas à grand-chose. Il n’y a quasiment rien ! Le local est assez vaste mais les rayonnages sont quasiment vides. Je ne pourrai même pas trouver de camembert… Je réussis à trouver 2 paquets de pâtes, un sachet de gruyère râpé, 6 bouteilles d’eau et 4 yaourts, le tout pour 15,90 € ! Finalement, heureusement qu’il n’y avait pas grand-chose dans cette épicerie.

La patronne parle beaucoup, avec le masque de protection qui ne couvre à peine que le menton… Mais elle insiste bien sur le fait que le masque est obligatoire dans son magasin. Pas question de risquer d’attraper le coronavirus….

C’est d’ailleurs la même personne qui s’occupe de la station-service et des bouteilles de gaz…

Bon, on s’en va. Mais pour aller passer la nuit où ? On va retourner au parking de la Cassette.

Quand j’y arrive, 2 voitures sont garées et vont visiblement rester là pour la nuit, avec leurs occupants…

Ce n’est pas grave, car il y  un autre emplacement un peu avant, et à l’ombre. ça devrait aller pour cette nuit.

Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.