Zorn-Hauenthal-Schnokenlochmatt

Walscheid (57) – 1er décembre 2019 – 19 km – dénivelé positif : 500 m


Cela fait un bon moment que mon frère, Philippe, parle de venir faire une randonnée du côté de Sarrebourg. La dernière fois qu’il est venu, ça devait être en novembre 2017 et nous étions montés au Grossmann et au Noll. Le temps était mauvais : pluie, vent froid. Un temps « normal », de saison.

L’automne 2019 est presque terminé et il nous a offert de belles journées ensoleillées…

Philippe s’est finalement décidé pour ce dimanche 1er décembre… Pas sûr que ce soit le meilleur choix…

Il est 11h45 quand nous partons des voitures, garées au bord de la Zorn. La température est de 1 ou 2°. Le ciel est d’un gris bien uniforme et la pluie tombe bien régulièrement depuis ce matin. Elle semble avoir prévu de nous accompagner pendant toute la randonnée.

Tout cela n’est pas très motivant mais, puisqu’on est là, il faut y aller… La montée jusqu’au col du Hauenthal va très vite nous faire dégager un maximum de calories. Arrivés au col, nous prenons le sentier étroit qui s’enfonce dans la forêt. La pluie tombe toujours, imperturbable. Le brouillard nous masque la vue sur le Spitzberg, à gauche. La pente est maintenant moins importante qu’avant le col du Hauenthal mais ça monte quand même, sans arrêt. Le sentier passe sous le sommet du Feuerstein et continue à longer le versant de la vallée. Pas la moindre âme qui vive, ni même le chant d’un oiseau qui viendrait signaler une présence.

Le décor est particulièrement sauvage, les arbres émergent de la brume en contrebas du chemin.

La pluie diminue progressivement d’intensité pour s’arrêter un peu avant d’arriver à Schnokenlochmatt. Il va falloir s’arrêter un peu pour manger un morceau, mais le froid n’incite vraiment pas à se poser quelque part. En plus, tout est complètement trempé et il est impossible de s’asseoir. Je repère une cabane utilisée par les chasseurs pour tirer courageusement les animaux qui viennent s’abreuver dans la mare de Schnokenlochmatt. Pour une fois, elle servira à autre chose qu’à tuer.

Je sors le réchaud pour préparer des boissons chaudes pendant que nous dévorons nos sandwiches. Il fait un peu moins froid qu’à l’extérieur, mais un courant d’air provenant de l’ouverture destinée à passer les fusils empêche de nous réchauffer. L’eau, également, a bien du mal à arriver à ébullition. Malgré l’infusion  et le café bien chauds, nous avons les mains gelées. Les pieds trempés ne sont pas mieux. Il ne faut pas que l’on stagne trop longtemps sur place.

Pour l’instant nous avons fait un peu plus de 8 km et il faudra faire au moins la même distance pour retrouver un peu de chaleur. Normalement, en marchant, il devrait faire un peu moins froid, sauf si la pluie se remet à tomber ou s’il se met à neiger, ce qui ne serait pas étonnant compte tenu de la température ambiante.

Pour le retour, nous prendrons le même sentier sur près d’un kilomètre avant de bifurquer à gauche pour rattraper la route forestière de la Pierre qui nous amènera de nouveau au col du Hauenthal.

Un peu après notre départ, quelques gouttes se mettent à tomber, faisant craindre le pire, mais heureusement, la pluie sera de courte durée.

Au col, le jour commence déjà à décliner et nous ne serons probablement pas arrivés avant la nuit, qui tombe très vite à cette période de l’année.

Après le col, nous ne redescendons pas directement pas le même chemin qu’à l’aller, mais nous prenons une petite variante qui va rallonger un peu le parcours.  En plus il va falloir se faire une bonne montée avant de pouvoir redescendre le vallon de Staufthal qui va rejoindre la vallée de la Zorn.

En compensation, nous aurons le plaisir de croiser une harde de sangliers qui traversera la piste forestière à toute vitesse en nous ignorant complètement…et c’est aussi bien….

Il fait bien nuit quand nous atteignons le parking, vers 17h30.

En définitive, la pluie nous aura épargnés pour le chemin du retour. La température, elle, est toujours à 2° et c’est avec hâte que nous nous mettrons au sec et au chaud dans les voitures.


Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.