Tour de Dunkelbach

Walscheid (57) – 23 février 2020 * 14 km – Dénivelé positif : 530 m* Météo : 10° – ciel couvert et vent fort/

Repères cartographiques :

. Col du Brechpunkt
. Parc aux Boeufs
. Canceley
. Petit Noll

. Tête du Noll
. Col de la Sayotte
. Col du Melkplatz
. Hunerstkopf


Dimanche 23 février, 12h30.

. Ciel gris et vent fort, pour changer…

Personne au Col du Brechpunkt. Pas de voiture, pas de randonneur, pas de VTT, pas de chasseur, pas de soleil non plus… Le ciel est bien gris et menaçant, et le vent souffle fort, comme tous les dimanches depuis un certain temps. Il y a eu le cycle « pluie » en décembre, celui « soleil » en janvier et « vent » en février… Que nous réserve mars ? Neige ?…

Le but de cette randonnée, car il y en un aujourd’hui (je préfère), est d’aller vérifier la boîte, destinée à une étape de géocaching, que j’ai déposée à la Tête du Noll.

Pour commencer, direction le Parc aux Bœufs, en montant la piste sablonneuse jusqu’à l’abri triangulaire caractéristique.

Passé le refuge, la piste va descendre jusqu’à la cote 493m. A cet endroit, juste avant que la piste entame une nouvelle montée, un sentier discret s’en va vers l’emplacement de l’ancienne maison forestière du Canceley. On va le suivre jusqu’à ce qu’il recoupe un gros vallon parcouru par un petit cours d’eau, aujourd’hui bien actif.

Un ancien chemin de débardage suit le ruisseau, légèrement en surplomb. Il faut éviter des arbres morts qui entravent le passage, et les cent derniers mètres du chemin rejoignent le passage de l’eau, avant d’aboutir à la route forestière de la Belle Poule.

. Montée à la Tête du Noll

Au croisement, on prend à droite, puis tout de suite à gauche une autre route forestière qui monte le versant de la vallée du Canceley. 1 kilomètre et demi plus loin, à gauche, part la route forestière de la Petite Mare. On va la suivre sur environ 500m, avant de prendre un sentier, débutant par quelques marches d’escalier qui permettent de franchir le talus. Ce passage est nettement plus agréable que la piste, un tantinet monotone. Le sentier débouche, en haut, sur une longue prairie se déroulant sous le sommet du Petit Noll. Le chemin s’élargit alors, pour devenir une piste qui va retrouver la route forestière de la Petite Mare, quittée précédemment. Quelques dizaines de mètres sur la route, et on monte, à gauche, un large chemin qui va au Col de la Sayotte. J’ai appelé ce passage, qui va de la route de la Petite Mare jusqu’au croisement avec la route forestière du Noll, le Chemin des Fourmis car de nombreuses fourmilières, parfois énormes, jalonnent  ce tronçon. Le temps maussade dissuade les fourmis de sortir, et seules quelques téméraires semblent s’activer un peu, mais pas trop, sur les cônes de terre troués de multiples galeries.

Le gris du ciel s’assombrit encore et ça sent vraiment la pluie. Plus on monte, plus le vent se fait sentir, et les arbres se dandinent lentement, au gré des rafales. Plusieurs arbres ont été déracinés, vers le haut du Chemin des Fourmis et certains ont cassé en se vrillant sous la force du vent.

Après le croisement avec la route forestière du Noll, le chemin attaque les contreforts de la Tête du Noll. 500m après ce croisement, un vague chemin de débardage rejoint le col situé au pied de la Tête du Noll. Pour atteindre le sommet, il faut s’enfiler à travers les arbres. Heureusement, il y a quelques années, un chemin de coupe a été ouvert et dégage un peu le passage. Avant cela, il était très difficile d’accéder en haut, car la forêt de sapins est extrêmement dense, et la montée est parsemée de blocs de pierre plutôt glissants.

Plus je monte et plus j’entends la tempête qui fait un bruit d’enfer dans les arbres qui ont survécu aux différentes tempêtes.

. Le sommet sous la tempête

La Tête du Noll est atteinte assez vite et je peux profiter de la vue exceptionnelle sur les massifs avoisinants, et jusqu’à la plaine qui s’étend au loin, après Sarrebourg.

Je vais vérifier la boîte de geocaching que j’ai placée à l’abri sous une roche, puisque c’est le but de la balade du jour. Elle est bien là, et je consulte le carnet de visite. Le 6 février, 2 personnes y ont laissé un message. Je ne pense pas qu’ils aient réalisé la totalité du circuit, qui fait une trentaine de kilomètres pour 1000 m de dénivelé, car en février, les journées sont encore courtes, à moins de faire le parcours en courant…

Pour l’instant, une seule personne a fait la totalité du circuit, et en s’y prenant en plusieurs fois, je crois. En tout cas, c’est une belle randonnée à faire et je vous la conseille fortement.

Le bruit du vent est très impressionnant ici, et ça ferait presque peur lorsqu’il y a des fortes bourrasques.

Je ne traîne pas trop en haut. Une fois la boîte rangée et camouflée (une autre boîte a disparu sur un des sites du circuit, ce qui est gênant car chaque boîte contient les indications pour trouver l’étape suivante…), je redescends, car le vent a vite fait de refroidir, surtout lorsqu’on a bien transpiré pendant la montée, qui fait quand même près de 450 m de dénivelé, depuis le bas de la Vallée du Canceley.

. Retour par le Col de la Sayotte et du Melkplatz

Un raccourci à travers la forêt permettra de rejoindre le sentier qui va au Col de la Sayotte. Avant le col, de nombreux arbres sont tombés et barrent le passage. Entre le Col de la Sayotte et celui du Melkplatz, il y en a encore plus à terre, déracinés ou cassés… c’est triste à voir…

Après le Melkplatz, un joli sentier redescend d’abord, jusqu’à la route forestière de la Belle Poule, pour remonter ensuite au col sous Hunerskopf.

Après cela, il n’a plus qu’à descendre tranquillement jusqu’au Parc aux Bœufs et, pour terminer, jusqu’au Col du Brechpunkt, toujours aussi désert…



Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.