Saussenrupt – Grand Rougimont
Au pied du Grand Rougimont

Saussenrupt – Grand Rougimont

Bertrambois (54) – 22 décembre 2019 * 16 km – Dénivelé positif : 420 m * Météo : 5° pluie et vent


Encore une fois sous le signe de la pluie

Une fois de plus, il pleut ! Cela fait 4 dimanches de suite à randonner « sous l’eau ». La pluie martèle le pare-brise et il est difficile de se décider à partir. Pourtant, il est déjà 11h30 et il faut y aller. De toute façon ça ne s’arrêtera pas de sitôt… Le plus dur est toujours de démarrer…paraît-il… Au départ du parking, près du gîte de Saussenrupt, un chemin semi-carrossable grimpe vers une ancienne scierie, mais il n’en subsiste plus aucun bâtiment, seulement des vestiges de caves voutées adossées au flanc du coteau. A proximité, une chapelle est indiquée sur la carte, mais elle ne semble plus exister non plus, ou alors est-elle bien cachée au milieu de la végétation…

La montée continue : le chemin passe sous le sommet de La Bergerie pour rejoindre un col à partir duquel on emprunte un autre sentier, plutôt plat, qui va tranquillement contourner le « Petit Rougimont » pour aboutir à la piste qui vient de l’ancienne maison forestière du Gros Chêne. On suit cette piste jusqu’à la cote 486 pour bifurque ensuite sur le sentier qui prend la direction de Roule Bacon. La montée, tranquille au début, change de profil, lorsqu’on prend à droite pour rejoindre le sommet du Grand Rougimont. La pente est bien raide jusqu’en haut, et il n’y a plus vraiment de sentier bien tracé pour arriver au pied du rocher. La pluie tombe toujours, invariablement, et le poncho ne protège plus vraiment beaucoup. La descente risque de ne pas être commode et il faudra faire attention aux glissades car le sol est bien trempé.

Le plus haut sommet de Meurthe et Moselle

Le petit plateau qui constitue le sommet, à 621m d’altitude, est balayé par des trombes d’eau plutôt froide. Les nuages traversent le paysage à vive allure, poussés par les rafales du vent. L’ambiance n’est pas très chaleureuse mais la vue est tout à fait grandiose. Quelques photos et prises de vues avant de redescendre au pied du rocher. Un promontoire de roche permettra de s’abriter un peu, le temps d’avaler un sandwich, tranquillement. Mais il ne faut pas s’arrêter trop longtemps car le froid se fait très rapidement sentir.

La descente est effectivement bien glissante, et il est préférable d’y aller doucement.

En bas, on rejoint le Grand Chemin d’Allemagne que l’on va suivre jusqu’aux Auges de Martimont. Ce tronçon du parcours suit la Voie Romaine de Roulé Bacon dont on peut apercevoir, par endroits, les gros pavages, en grès rose, usés par les roues des chariots qui empruntaient ce chemin.

Les Auges de Martimont semblent être les vestiges d’abreuvoirs . Aucun ruisseau ici. Alors d’où pouvait bien provenir l’eau qui permettait de désaltérer les chevaux ou les bœufs ?

La Vallée des Chevaux

C’est ici que le chemin du retour débute. Une première descente rejoint la piste qui va vers le Fusil cassé. La pluie s’interrompt par moments et reprend sous la forme d’averses de plus en plus espacées. Une fois la piste rejointe, la suite est à gauche, et il faut maintenant descendre la Vallée des Chevaux. Celle-ci devrait être bien « sauvage » auparavant, mais aujourd’hui, plusieurs voies forestières très larges l’ont définitivement défigurée. Tout le haut du vallon est complètement déforesté : exploitation forestière, ou tempête, ou les deux ? En tout cas c’est bien regrettable.

Le petit cours d’eau qui coule dans ce vallon rejoint le ruisseau de Saussenrupt. A gauche, on va vers le Trou Marmot, distant d’environ 1 kilomètre. A cet endroit, se trouvent les ruines d’une ancienne scierie. On peut également y voir un monument en mémoire d’un évènement qui s’y est déroulé en juin 1940. Mais c’est à droite qu’il faut continuer, en suivant l’aval du ruisseau. La pluie a complètement cessé et il y a même, maintenant, quelques traces de bleu qui colore le ciel, dont la luminosité faiblit rapidement. Il fera d’ailleurs presque nuit quand le bâtiment du gîte sera en vue.


Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.