Elsassblick-Grossmann-Grossmannstein
Montée vers le Grossmann

Elsassblick-Grossmann-Grossmannstein

Walscheid (57) – 15 décembre 2019 – 9,5 km – dénivelé positif : 190 m
/ Météo : 5° – Pluie – Vent fort


Pluie et vent fort

Comme dimanche dernier, le temps n’est pas formidable. La météo a prévu beaucoup de pluie et du vent fort.

Il est 11h30 et, pour l’instant, il ne pleut pas. Le vent, par contre, est bien présent.

Aucune voiture sur le parking d’Elsassblick, ce qui n’est pas fréquent. Il faut dire que le temps n’est pas très engageant, même s’il ne fait pas très froid , puisque le thermomètre indique 5°.

En route pour la première étape de la rando : le Grossmann où je veux faire quelques prises de vues et prendre des photos de la forêt qui recouvre le sommet du plus haut massif de Moselle, culminant à 3986 m (euh… pardon, 986 m ) d’altitude… En fait, c’est mieux de se fixer un objectif car, avec le temps qu’il fait, on aurait tendance à se calfeutrer au chaud. Ce serait quand même dommage car les paysages ont tout de suite plus de « personnalité » avec cette ambiance brumeuse renforcée par le bruit du vent qui balaye les branches des hauts sapins. Dramatik, comme on dirait en Norvège.

Au milieu de la montée, la pluie commence à tomber. Des plaques de neige recouvrent le sol par endroits, pas trop épaisses mais de plus en plus étendues au fur et à mesure que l’on approche du sommet.

Le Grossmann dans les tourbillons du vent

Le petit plateau du Grossmann est noyé sous les trombes d’eau poussées par le vent qui a encore forci. Difficile, dans ces conditions, de filmer et prendre des photos. L’eau froide me gèle les doigts et des gouttes recouvrent en permanence l’objectif de l’appareil. Le chiffon qui me sert à les enlever devient vite aussi trempé, et donc inefficace. Les prises de vues terminées nous quittons le Grossmann pour descendre à Altmatt et nous abriter quelques instants à l’entrée du refuge. Les vêtements de pluie n’ont pas résisté. La pluie a traversé le poncho et la veste de pluie en dessous. Nous repartons très vite car nous sommes trempés et le vent accentue le froid. Direction la « Pierre du Grossmann » (Grossmannstein). Le sol est inondé et il faut essayer d’éviter les flaques d’eau de plus en plus nombreuses et profondes. Les pieds surnagent dans les chaussures, mais on veut quand même éviter de les mouiller encore plus…

Après Grossmannstein, à droite pour rejoindre la piste qui va d’Elsassblick au Donon. La pluie tombe sans discontinuer et une petite halte au refuge du Grossmann s’impose, pour manger un peu et se mettre « hors d’eau » un moment.

Le refuge est propre et bien rangé, mais un écrit mis en évidence rappelle que ça n’a pas toujours été le cas et qu’il n’y a pas très longtemps, des individus au sens collectif peu développé (pour rester poli) ont laissé crasse et dégradations derrière eux. Il est vrai que le refuge est facilement accessible en voiture et il y a fort à parier que ces malotrus ne sont pas de fervents adeptes de la randonnée. Nous ne traînerons pas ici car il fait froid et humide à l’intérieur du bâtiment. Une fois restaurés, nous repartons sous la pluie et dans le brouillard qui s’efface de temps en temps sous les assauts des rafales de vent. Nous prendrons la piste et arriverons, une heure plus tard, au parking d’Elsassblick, trempés jusqu’aux os


Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.