Quieux-La Boulée-Col du Hantz
Chaume avant les crêtes de la Boulée

Quieux-La Boulée-Col du Hantz

Quieux (88) – 26 janvier 2020 * 16,5 km – Dénivelé positif : 500 m * Météo : 8° / ciel bleu


parcours randonnée Quieux-La Boulée-Col du Hantz
profil randonnée Quieux-La Boulée-Col du Hantz

1 heure et quart de route pour passer le col du Donon, puis celui de Prayé, avant de descendre jusqu’à Moussey en longeant la jolie vallée du Grand Bras puis du Rabodeau. La scierie, à l’entrée de Moussey, s’étale de plus en plus de chaque côté de la petite route. Direction col du Hantz, jusqu’au Harchelet, et à gauche vers le hameau de Quieux, point de départ de la randonnée du jour.

Un petit emplacement permet de se garer au bord de la chaussée, juste en dessous de la maison forestière située en haut d’une butte qui surplombe la route.

L’endroit est bien humide et il reste çà et là des traces de givre sur l’herbe, bien qu’il soit quand même 11 heures. Mais le soleil est là aujourd’hui, et il devrait faire un temps agréable toute la journée.

Une longue montée jusqu’à la limite des chaumes de la Haute Loge

On débute par une piste rendue boueuse par des tracteurs ou des engins forestiers. Ça grimpe un peu fort pour un début, mais bon, il faut bien que ça monte puisqu’on doit atteindre 870 m d’altitude alors qu’on part de 460m…

À la cote 591, la piste rejoint une route forestière non moins boueuse, mais la suite est sur la gauche en empruntant une autre piste bien pentue mais, fort heureusement, sur une centaine de mètres seulement.

Peu après, on arrive sur la route forestière, bizarrement nommée « Chemin des Crasses », qui va suivre le contour de plusieurs grands vallons, tantôt en montant, tantôt en descendant, jusqu’à « attraper » le dernier vallon qui monte, avec une pente « conséquente », jusqu’au col situé en contrebas de la Haute Loge. Un peu avant le col, les arbres se raréfient et les chaumes occupent la plus grande partie du relief.

Croisement avec une autre route forestière que l’on prend, en direction du sud, sur quelques centaines de mètres avant de trouver un sentier qui part sur la gauche vers les crêtes. « Trouver », c’est un peu vite dit car ce chemin indiqué sur la carte n’existe plus. Il doit être recouvert par les sapins, plutôt denses dans le secteur. Pas grave, à environ 1 kilomètre, un autre sentier est indiqué, et celui-ci semble traverser une chaume, en tout cas c’est ce qui est représenté sur la carte, mais je ne suis pas sûr que cette carte ait été mise à jour récemment.

Effectivement, le chemin est bien là où il est indiqué, et il s’enfonce à travers une chaume jusqu’à croiser un sentier de limite de territoire qui va suivre les crêtes.

Il est un peu plus de 13h30, et un arrêt déjeuner serait une bonne idée. Sitôt dit, sitôt fait. Un petit quart d’heure et c’est reparti car, malgré le soleil, il ne fait pas vraiment chaud avec le petit vent qui s’est invité.

Descente par le col du Hantz

Je ne sais pas pourquoi, mais repartir est vraiment laborieux. Quelqu’un a probablement mis des semelles de plomb dans mes chaussures. En tout cas c’est l’impression que j’ai. Mais en fait je sais pourquoi je ressens cela. Le diabète m’accompagne en rando et aujourd’hui il est particulièrement « lourd ». Comme j’ai la bonne habitude de ne rien manger le matin, ça ne facilite pas les choses. Le pire encore n’est pas physique, mais il agit sur l’humeur et je n’arrive pas vraiment à apprécier cette journée. Encore un effet sournois du diabète… Peut-être que ça va passer en ayant avalé quelque chose… Mais je n’y crois pas trop.

Le sentier, peu pratiqué, suit la crête comme le dos d’un chameau, montée descente…

Il devrait bientôt bifurquer à gauche pour descendre vers le col du Hantz. On recoupe un autre sentier perpendiculaire, mais sa position sur la carte IGN ne correspond pas à celui qu’il faudrait prendre. Il doit y en avoir un, plus haut, à environ 250m.

En effet, un peu plus loin, de vagues traces partent vers la gauche, à peu près comme indiqué sur la carte. Mais après une centaine de mètres, c’est un cul de sac !… Demi-tour !

En fait, c’était bien le sentier croisé auparavant, mais sa position ne colle pas avec la carte… Peut-être une portion de carte (une tuile) décalée… car avant cela, tout collait bien, et d’ailleurs une fois sorti de cette tuile tout est redevenu OK. Bizarre…

La descente vers le col du Hantz se fait en grande partie par un sentier agréable, et se termine par une piste traversant des friches pas très jolies.

Un peu avant le col, un chemin part à droite, sur un peu moins d’un kilomètre, pour croiser une route qu’il faut descendre un petit moment, pour bifurquer ensuite à droite, sur un large chemin qui va rejoindre la cote 591 passée lors de la montée, ce matin.

Autant prendre un autre chemin qu’à la montée. Une piste semble prendre la bonne direction. Allez, on va la suivre.

Il faut avancer en essayant de ne pas s’enliser car elle est recouverte de boue sablonneuse, due à des travaux forestiers.

Grosse hésitation, car la piste change de direction et part vers la gauche au lieu de descendre tout droit, comme dessiné sur la carte. En y regardant bien, un passage existe tout droit, mais ça ne semble pas être un chemin; tout a été coupé et retourné, comme si c’était seulement un passage occasionnel créé par les engins forestiers.

Tant pis, il faut essayer de prendre par là. C’est un véritable chaos de souches et de branches coupées étalées un peu partout, mais le passage existe quand même et, après une forte descente bien glissante, la route est là.

Encore une cinquantaine de mètres à parcourir avant de rejoindre le point de départ.


Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.