Troisfontaines-Freiwald-La Valette
Devant l'ancienne MF Freiwald

Troisfontaines-Freiwald-La Valette

Troisfontaines (57) – 2 février 2020 * 14 km – Dénivelé positif : 300 m * Météo : 11° – pluie et vent /


Pluie, pluie, pluie….

La journée a commencé pluvieuse et elle le restera, d’après la météo. Pas très engageant de sortir par ce temps; il pleut continuellement et ça tombe « bien »… Mais la perspective de rester enfermé toute la journée n’est guère plus réjouissante. Alors, un petit tour ne devrait pas faire de mal…

Il est déjà 14 heures, donc pas question de partir trop loin car il fait nuit vers 18 heures, et même plus tôt, avec ce ciel bien gris.

Le départ se fera à l’étang de pêche de Vallérysthal. Aucune voiture garée près du bel abri en fuste, mais c’est un peu logique… Qui voudrait sortir par un temps pareil ?…

La piste bien trempée monte doucement en suivant la même direction que la route de Walscheid qui passe de l’autre côté de la vallée.

Environ 1 kilomètre plus loin, des arbres couchés barrent le chemin, et il faut trouver un passage dans la forêt pour court-circuiter ces obstacles et rejoindre la route forestière qui part vers le Freiwald.

Le bruit de la route s’estompe peu à peu pour faire place à celui du vent dans les arbres. La pluie fouette le visage, et à ce rythme, le poncho ne va pas protéger très longtemps.

 
Erreur de parcours

Pour rejoindre le sentier qui passe devant l’ancienne maison forestière du Freiwald, il faut prendre une piste qui part sur la gauche, une fois la montée passée.

La voilà, et elle prend bien une direction perpendiculaire à celle-ci.

La montée reprend doucement, mais je ne reconnais pas l’environnement qui ne colle pas avec les souvenirs que j’avais gardés de l’endroit. Et puis, la maison forestière n’est pas aussi loin de la bifurcation…

Je me décide à sortir le GPS, que j’avais soigneusement protégé de la pluie, et constate que ce n’est pas du tout la bonne direction. Pas étonnant que ça ne me disait rien…

Demi-tour, et un peu avant de retrouver le croisement, un sentier part sur la gauche, et il devrait conduire à la maison forestière.

Environ 300m plus loin, la maison est là, en bordure de la forêt, avec une grande prairie qui s’étale à l’avant du bâtiment.

Le sentier qui fait suite est complètement trempé et glissant. La pluie continue à tomber, imperturbable, poussée par le vent qui souffle en puissantes rafales. Sur la gauche, un calvaire se dresse en bordure de forêt. Il date de 1841, si j’ai bien réussi à déchiffrer la date qui y est gravée.

Après environ 3 km, le chemin, bien rectiligne, rejoint un croisement où se trouve un autre calvaire, en bois torsadé cette fois, situé dans un petit « parc » aménagé, avec un banc dominé par une petite pergola abritant du soleil. Cet endroit doit être bien agréable, en été, mais pour l’heure, on n’a pas trop envie de s’y attarder.

 
Une courte accalmie, quand même…

Il faut prendre maintenant la direction de La Valette en empruntant une piste boueuse qui se dirige vers le sud-ouest. La pluie a faibli et le ciel laisse entrevoir une possibilité d’accalmie.

La forêt est plus clairsemée par endroits. De grands fûts rectilignes se dressent bien haut, et leur sommet tangue sous les bourrasques du vent.

Sur la piste, il faut slalomer entre les flaques d’eau profondes tout en évitant les glissades.

L’entrée du village de La Valette est en vue, et il faut prendre à droite une autre piste qui remonte vers le nord-est. Moins d’un kilomètre après ce croisement, un sentier à droite, à peine visible, rejoint un pré, au début duquel il faut tout de suite obliquer à gauche sur un chemin qui rattrape la piste qui va remonter, et suivre les contours de Krappenthal.

La pluie a complètement cessé et on pourrait même se surprendre à espérer que le ciel se dégage. Mais pas de faux espoirs, et il est préférable de garder le poncho sur le dos, même s’il y a longtemps qu’il ne protège plus grand-chose.

Il fait de plus en plus sombre, et il fera bientôt nuit sous les arbres, surtout que le ciel se couvre à nouveau, et quelques gouttes se mettent à tomber. Très vite, elles invitent d’autres copines, et c’est reparti pour un tour… On remet la capuche et on baisse la tête pour éviter de se faire rincer le visage.

Il faut encore contourner d’autres vallons avant de retrouver la piste prise à l’aller, au niveau du chemin emprunté par erreur.

 
Retour à la nuit

Il fait nuit maintenant et la frontale sera nécessaire pour repérer le départ d’un chemin, indiqué sur la carte, qui devrait raccourcir un peu, mais surtout qui permet de ne pas repasser l’endroit où les arbres étaient couchés en travers du passage.

La pluie tombe de plus belle, et impossible de trouver un départ à l’emplacement prévu. Il y a eu des coupes de bois, et avec la nuit et la pluie, on n’y voit pas grand-chose. Tant pis, il y aura peut-être un autre sentier un peu plus loin.

Effectivement, peu après, un autre chemin descend en prenant la bonne direction, et va certainement rejoindre la piste du début, pas très loin du parking.

En fait ça ressemble plus à une piste de ski, et c’est d’ailleurs aussi glissant, bien qu’il n’y ait aucune trace de neige….

Voilà la piste du début, et le petit étang que l’on devine sur la gauche.

Content de se mettre à l’abri. La pluie a complètement traversé le poncho, la veste en dessous, le polo Helly Hansen, la peau…., jusqu’aux os!



Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.