Petersmuehl – Urstein
Urstein

Petersmuehl – Urstein

Walscheid(57) – 14 juin 2020 * 16 km – Dénivelé positif : 500m m* Météo : 14° – Temps couvert et pluie /

. Randonnées du mois de juin : Nbre : 2 / 40 km / Dénivelé positif : 900 m
. Total année : Nbre : 26 / 478 km / Dénivelé positif : 12 490 m



En principe, nous devrions bientôt être en été, mais aujourd’hui, dimanche 14 juin, ça ne se voit pas beaucoup. Le ciel est plutôt grisâtre et ne laisse rien présager de bon, même si la météo n’a pas prévu de pluie pour cet après-midi.

On verra bien.

  • Montée à Urstein en passant par le Hengst

Nous allons monter jusqu’au sommet de Urstein, à 946 m d’altitude. Comme nous partons de Petersmuehl, à 473 m, cela nous fait un dénivelé minimum de 473m pour atteindre le point culminant du parcours prévu.

j’ai déjà pris de nombreuses fois le petit sentier qui monte au Hengst, mais je l’apprécie toujours autant à chaque fois, tout du moins jusqu’à ce qu’il débouche sur la route forestière de Langwand, qui elle, est nettement moins sympathique, même si le cadre est bien agréable.

On va quitter le fourgon vers 12h30, et il faudra environ 1 heure et demie pour atteindre le Hengst, dans un premier temps.

Peu après le départ, on traverse un sous-bois bien dense qui laissera place, un peu plus haut, à une belle forêt tapissée de myrtilliers d’un vert éclatant, lorsqu’il y a un rayon de soleil… ce qui n’est pas le cas pour le moment… Par contre, il y a déjà beaucoup de myrtilles, mais elles ne sont pas encore assez mures à mon goût. Il faudra attendre encore un peu.

La température doit se situer aux alentours de 14°, mais c’est bien suffisant pour monter. Je sens d’ailleurs assez rapidement la transpiration qui mouille le tee-shirt.

Première route forestière à traverser, et la montée reprend aussitôt après. Elle n’est pas très difficile, cette montée, mais inutile de cavaler et autant bien l’apprécier. De temps en temps, le ciel semble s’éclaircir mais ça ne dure pas. Il me semble d’ailleurs avoir senti une goutte ou deux.

Deuxième route forestière que l’on doit traverser, puis un peu plus loin, une troisième que l’on va suivre sur une cinquantaine de mètres avant de reprendre le sentier qui continue à monter, jusqu’à la cote 758 m. Ici, on va emprunter la route forestière de Langwand, qui monte assez fort par endroits. On aperçoit, à droite, les sommets boisés de l’Eichkopf et de Urstein.

La pente faiblit enfin, et nous rejoignons la route des Russes qui vient de Windsbourg pour se diriger vers Elsassblick, avant de filer vers le col du Brechpunkt et Walscheid.

Une camionnette est garée au croisement, et une belle petite husky beige clair, avec de beaux yeux bleus, vient dire bonjour et réclame avec insistance des caresses.

  • La pluie s’invite et s’incruste

Il faut maintenant suivre la route des Russes, sur quelques centaines de mètres. Cette fois, pas de doute, il commence à pleuvoir. Pas de quoi être trempé, mais ce n’est que le début…

La montée va reprendre après ce morceau de route à plat, bien reposant. On va quitter la chaussée goudronnée pour s’engager sur un chemin de terre, visiblement bien fréquenté, qui grimpe vers le sommet de Urstein. Le dernier cran de la montée est un peu plus dur, mais rien de terrible. On arrive en contrebas des gros rochers qui constituent le sommet de Urstein. En haut, deux tables d’orientation étaient prévues pour visualiser les directions de certains sites. Mais, une des tables est complètement effacée, et l’autre montre bien encore quelques directions, mais comme les arbres ont bien poussé depuis que la table a été posée, on ne peut plus rien distinguer…. Ce n’est pas grave, c’est beaucoup mieux avec ces grands arbres.

Les blocs de grès de Urstein dégagent une ambiance mystérieuse sous ce ciel gris et pluvieux. Quelques photos pour essayer de faire ressortir cela.

La pluie tombe de plus en plus, et un beau rocher offre un joli surplomb protecteur qu’il serait dommage de ne pas utiliser.

On va en profiter pour faire chauffer un café, en attendant que ça se calme.

Une petite boisson chaude fait toujours du bien, surtout que la pluie donne un petit coup de froid, renforcé par quelques coups de vent.

Après un petit moment, j’entends des bruits de voix qui se rapprochent. 3 « touristes » colorées arrivent et vont également profiter de l’eau chaude pour préparer une boisson bienfaisante.

  • Retour par Elsassblick

Il ne faudrait pas trop traîner ici, et il est temps de penser à repartir pour continuer la suite du parcours.

A partir du sommet, on va couper à travers bois pour rejoindre le joli petit sentier qui s’en va en direction d’Elsassblick. Il ne devrait pas être très difficile à trouver.

En effet, on tombe dessus facilement et il va suffire de le suivre jusqu’à sa jonction avec une piste herbeuse qui va longer les pentes sud-est de l’Eichkopf, jusqu’à recouper la route forestière Kohlweg. À cet endroit, la piste se transforme en sentier plus étroit qui, 500m plus loin, débouche sur la route des Russes.

La pluie tombe toujours, et même si ce n’est très fort, ça commence par bien mouiller. Mais il ne fait pas froid en marchant, et je préfère être mouillé par la pluie plutôt que par la transpiration sous le poncho.

La route est déserte. Pas une voiture. Le temps y est certainement pour quelque chose. Pourtant le paysage a un charme certain avec la brume qui passe à travers la forêt d’épicéas, dont certains ont une taille tout à fait respectable.

On ne restera quand même pas très longtemps sur la route et, lorsque le parking d’Elsassblick est en vue, une route forestière part sur la droite. On va la prendre pour longer le versant du vallon de Hengsthal. Un peu avant d’arriver au changement de versant du vallon, voici à nouveau nos 3 touristes « colorées » qui arrivent en face. Elles sont descendues de Urstein pour rejoindre le Hengst et prendre la route forestière de Langwand, puis celle de Hengsthal où nous sommes en ce moment. Elles vont retrouver leur voiture, laissée sur le parking d’Elsassblick, et il leur reste une vingtaine de minutes à monter avant d’y arriver. Pour nous ce sera un peu plus long…

On va continuer en restant sur la route forestière, au lieu de prendre le sentier emprunté à la montée. La piste change de nom pour devenir la route forestière de Staufthal. À l’endroit où elle recoupe le chemin qui descend du col entre le Pirronsberg et le Michelskopf, nous la quitterons pour descendre à gauche par le sentier bien pentu qui nous fera retrouver, 20 minutes plus tard, le refuge de Petersmuehl, départ de cette petite randonnée dominicale humide, mais bien tranquille.

Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.