Elsassblick-Noll

Walscheid(57) – 8 mars 2020 * 11 km – Dénivelé positif : 250m* Météo : 7° – ciel dégagé puis couvert /

Repères cartographiques :

. Elsassblick
. Grossmann
. Almatt
. Noll

. Borne Frère Léonard
. Grossmannstein
. ancienne MF du Grossmann


. Montée au Grossmann et au Noll

Aujourd’hui, le temps est ensoleillé et il doit faire 6 à 7°, mais le fond de l’air est frais et humide. Quelques vagues traces de neige diffuses s’étalent dans les zones à l’ombre. La Zorn jaune, que l’on suit une bonne partie de la montée, coule abondamment, signe qu’il y a peut-être de la neige sur les hauteurs.

Aujourd’hui, je veux aller contrôler 2 boîtes de geocaching, car j’ai vu sur le site qu’un adapte de l’activité a prévu de faire l’intégralité du parcours prévu pour arriver à la cache finale. Il serait gênant qu’une boîte ne soit plus à sa place…

À partir d’Elsassblick, le sentier qui grimpe en direction d’Altmatt est bien détrempé, et glissant. Le paysage est joliment éclairé par le soleil, et on peut voir qu’un manteau neigeux recouvre le sommet du Rocher de Mutzig ainsi que celui du Narion. Il est donc très probable que le Grossmann et le Noll soient également sous la neige.

La forêt a également un peu souffert du vent, ici, et quelques arbres déracinés gisent le long de la montée.

. Paysages sous la neige et le soleil

Peu à peu, la neige se fait plus présente, et une fine couche de quelques centimètres recouvre le flanc du massif.

Le chemin a déjà été emprunté aujourd’hui, et il y a plusieurs traces de pas qui ont fait fondre la neige, en partie. Probablement les occupants des quelques véhicules garés sur le parking.

La progression n’est pas évidente, car la neige fond : par endroits il faut éviter les grandes flaques d’eau « neigeuse », et d’autres passages, en dévers, sont extrêmement glissants.

Sur le grand replat, avant la dernière montée vers le Grossmann, la couche de neige atteint plus d’une dizaine de centimètres. Le soleil illumine le paysage et des milliers de « diamants virtuels » étincellent de partout. C’est vrai que ça fait tellement longtemps qu’il n’y a pas eu de neige, qu’on oublie un peu  à quel point c’est « magique ».

Arrivé, en haut de la dernière montée, je quitte le sentier principal pour monter jusqu’au sommet du Grossmann. Le chemin existant est impraticable car un gros arbre est tombé juste sur le passage. Je coupe donc à travers la forêt pour atteindre  le sommet.

La couche de neige, en haut, dépasse les 20 centimètres et j’ai un peu de mal à trouver l’endroit où j’ai enfilé la boîte de geocaching. Depuis le haut de la faille, je ne peux pas apercevoir la boîte. Il faudrait que je descende un peu plus bas, mais avec la neige, c’est plutôt dangereux. Je renonce donc à descendre, et ça m’embête car je ne sais pas si la boîte est toujours à sa place… Il faudra que je revienne une autre fois.

Je profite de la beauté du paysage sous la neige et le soleil, avant de redescendre pour rejoindre le sentier qui va à Altmatt.

. Le Noll

La montée vers le Noll est également superbe sous le soleil, mais l’épaisseur de la couche neigeuse, oblige à avancer lentement, sous peine d’être très vite essoufflé.

La vue, au sommet du Noll, est magnifique, Tous les sommets que l’on peut voir, jusqu’au Champ du feu, sont recouverts de neige.

. Borne Frère Léonard et Grossmannstein

Un passage enneigé permet de redescendre du Noll par le nord-ouest. Difficile de ne pas se retrouver par terre, car la neige masque les rochers rendus glissants. Le sentier débouche sur une piste qu’il faudra suivre sur quelques centaines de mètres avant de prendre, à droite, un chemin qui fût autrefois emprunté par les engins forestiers qui ont enlevé les nombreux arbres tombés lors des tempêtes de fin 1999. Le reboisement de ce secteur fait lentement effet, et les arbres ont beaucoup de mal à grandir, probablement à cause du vent qui souffle souvent, ici.

Le chemin, qui suit une limite territoriale, est difficilement praticable en été, car de nombreuses hautes fougères occupent le terrain qui est, par ailleurs, encombré de rochers masqués par la végétation. C’est un véritable parcours du combattant qu’il faut franchir pour arriver à l’abri sous roche de la Borne Frère Leonard, carrefour de plusieurs chemins largement empruntés à la belle saison, mais plutôt déserts aujourd’hui.

En face, part le sentier qui descend vers les 2 rivières. On le suit un court moment, avant de prendre à droite pour rejoindre la pierre Grossmannstein, puis quelques centaines de mètres après, la piste qui va du Donon jusqu’à la route des Russes, à Elsassblick.

Le temps de passer l’ancienne maison forestière du Grossmann et le refuge du Club Vosgien, le soleil a cédé la place aux nuages et le paysage est maintenant nettement plus tristounet car, en plus, la neige a subitement disparu de l’environnement.

Après quelques kilomètres sur cette piste pas très motivante, le parking d’Elsassblick est en vue.



Marc Gapp

Pratique la spéléologie depuis l'âge de 14 ans. Passionné par la nature et l'aventure. Spécialiste du canyon de la Bendola descendu la première fois en 1989.