En route vers de nouvelles aventures….
Ce qui est prévu…
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Bendola 2025. Le défi.
En revenant le la Bendola 2024, je me suis retrouvé aux urgences et hospitalisé plusieurs semaines. En fait j’ai été à 2 doigts d’y passer… Quelques heures plus tard et c’était fini…
Autant dire que j’avais le moral au plus bas. Pour moi, la Bendola c’est terminé… je ne pourrai plus y retourner. La spéléo, c’est fini. La rando, plus la peine d’y penser… La déprime totale…
Heureusement, j’ai eu la chance d’avoir des soutiens qui m’ont beaucoup aidé à remonter la pente en bas de laquelle j’avais glissé. Mes proches, évidemment, mais aussi toute une équipe qui a également fait la descente de la Bendola une semaine après nous. Je remercie encore Nicolas, Niktone et toute l’équipe de la Bendola 2024. Leur soutien a été déterminant pour reprendre confiance.
Quand je suis sorti de l’hôpital, début août, je n’arrivais pas à marcher plus de 5 minutes, au maximum…
Bien sûr, il y a un jour où on doit renoncer (on me l’a beaucoup répété…). En spéléo, je sais que je ne peux plus faire certaines explos. Je m’en suis fait une raison. Mais la Bendola, difficile d’y renoncer… J’ai l’impression que ce serait le premier coup pelle pour creuser ma tombe (ridicule, je sais, pas la peine de me le dire…).
« Tu n’as qu’à faire que la descente, sans faire la marche d’approche depuis Saorge.« . C’est vrai que c’est plus « light ». Mais non. ça ne m’intéresse pas. Pour moi, c’est indissociable. Je sais, j’ai du mal avec les compromis… Peut-être qu’un jour je pourrai l’envisager, on ne peut pas être catégorique. Mais pour l’instant, c’est inconcevable.
Petit à petit, j’ai, heureusement, réussi à marcher plus de 5 minutes. Mais impossible de faire une rando de plus de 5 kilomètres, et pas la peine d’envisager porter un sac de plus de 5 kg… La Bendola paraît définitivement finie pour moi… ça semble de plus en plus clair. Et pourtant, je ne veux pas me résigner aussi « facilement ».
Début 2025, nous allons essayer de faire plus de randos. Pas très longues au début, et on augmentera petit à petit. Mais les progrès ne sont pas à la hauteur de mes attentes. Je n’ai plus d’endurance et je dois m’arrêter plus d’une fois lors des montées. Je n’ai plus de force dans les jambes. Bien sûr, la neuropathie que j’ai à cause du diabète y est pour quelque chose. Mais je l’avais déjà avant et même si c’était difficile de faire avec, je m’y étais habitué, depuis plus de 15 ans… Mais là, c’est différent, il y a autre chose…
Je suis donc aller voir ostéopathe, magnétiseur… mais aucune amélioration notable. Pourtant, il se sont bien démenés pour m’aider et je les en remercie. Ils sont très compétents, sans aucun doute. Mais le problème vient certainement d’ailleurs.
Je vais donc consulter des médecins (et même de mon plein gré, je ne me reconnais plus décidément…). Apparemment je suis anémié. Pas vraiment étonnant et certainement pas nouveau. Je vais donc prendre un médicament de plus, même si ça ne me plaît pas du tout. Faut savoir ce que l’on veut, non ?
Début février, je fais une rando assez difficile, avec Bella. C’est une vraie catastrophe ! 20 km et un peu plus de 500 m de dénivelé, et j’ai bien cru ne pas réussir à revenir au point de départ… Tous mes espoirs de faire à nouveau la Bendola, s’envolent. Je n’y arriverai jamais. c’est indéniable. Je dois me faire une raison. C’est terminé !
ça, c’est sur le moment. Et puis, et puis… comme d’habitude, le noir s’estompe pour devenir plutôt gris. On sait bien que les choses sont rarement noires ou blanches, n’est-ce pas ? ça se confirme…
Entre février et juin il reste encore du temps. Alors, on va continuer à arracher, progressivement pour ne pas se décourager. Certaines randos me laissent espérer alors que d’autres me sapent le moral. Beaucoup d’incertitude en tout cas. Globalement je sens une amélioration mais c’est bien loin de ce qu’il faut pour monter à pied, chargé comme un mulet, depuis Saorge jusqu’au départ du canyon et d’en faire la descente… bien loin…
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Une décision à prendre… et à assumer…
Bon, je ne vais pas tergiverser comme cela pendant des lustres. Je dois prendre une décision et m’y tenir. Le simple fait de dire les choses comme cela veut dire que j’ai déjà pris la décision au fond de moi, bien entendu. Il faut juste que je fouille en moi pour la sortir. Ah ! la voilà ! C’est bien ce que pensais : je ferai la Bendola ! Et en montant à pied depuis Saorge, quoi qu’il en coûte (comme dirait un homme d’Etat français aussi connu qu’impopulaire). J’irai, même si je dois ramper pour y arriver (en souhaitant quand même ne pas être obligé d’en arriver là…). J’espère que les médecins qui se sont occupés de moi en soins intensifs ne liront pas ces lignes…
Donc, c’est décidé. Il reste maintenant à « tout » faire pour y arriver. Et puis, un point non négligeable reste quand même en suspens : et si, je n’y arrive pas ?? Bonne question, bien sûr. Il faut quand même l’envisager. Alors ?
Si je m’en rends compte pendant la montée, ce n’est pas trop grave. Je trouverai bien le moyen de redescendre.
Si c’est pendant la descente du canyon : là, c’est plus embêtant (c’est un euphémisme…) :
Plusieurs cas :
- Si je suis seul (je l’ai déjà envisagé, si si…). Pas grand chose à faire. Je devrai réussir à m’installer le mieux possible et attendre les secours (qui mettront plusieurs jours à venir) et me boucher les oreilles, quand ils arriveront, pour ne pas entendre toutes les récriminations (justifiées). En fait, c’est un peu comme si j’étais victime d’un accident (jambe, bras cassé,..).
- Si je ne suis pas seul. ça se complique vraiment et tout va dépendre du nombre de participants et de qui il s’agit. Pour le moment, il n’y aurait qu’une seule personne : Elisabeth. Elle a déjà fait pas mal de fois la Bendola. C’est une bonne chose, mais si elle se retrouve seule ? Là, c’est autre histoire. Certains rappels sont délicats (notamment la cascade de 45m et celle de 40m). Il ne faut pas se tromper dans les manœuvres. Et si la corde reste coincée dans un rappel ? Et il y une multitude d’autres raisons qui peuvent l’empêcher de sortir pour alerter les secours. Même si je lui ai montré comment équiper les grandes cascades, tant qu’on est pas en situation réelle (plus la quantité énorme de stress), on ne peut pas savoir. Si elle rencontre un gros problème, elle devra également s’installer le mieux possible et attendre également les secours (et je devrai encore mieux me boucher les oreilles…).
Dans ces conditions, c’est une lourde responsabilité d’accepter qu’elle vienne avec moi. Mais je sais qu’elle ne voudra pas que j’y aille seul et qu’elle « préférera » prendre le risque. Bien sûr, les années précédentes, les problèmes auraient été identiques s’il m’était arrivé quelque chose, mais cette fois les probabilités sont plus conséquentes… Il faudra donc que je sois « sûr » de pouvoir faire la descente, quand nous serons au départ du vallon. Si ce n’est pas le cas, demi-tour ! ça ne sera pas la 1ère fois (voir la Bendola 2023).
Un autre point est également à étudier : diminuer le poids du sac. Et ça ne va pas être simple car nous ne prenons déjà que l’indispensable.
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Objectif -2kg
En 2018, la descente de la Bendola avait été un enfer et j’ai bien cru ne pas arriver à sortir du canyon. J’ai même dit que je pourrai plus refaire la descente, seul en tout cas. Et puis, après être sorti, le noir s’est transformé en gris une fois de plus et je ne pouvais pas accepter de renoncer à la Bendola. Après réflexion, je suis arrivé à la conclusion que si je réduisais le poids du sac, ça devrait aller. J’ai réussi à « gagner » environ 5 kg (mais ce n’était quand même pas recommandable) et cela a effectivement fait la différence. En 2019, la descente a été un vrai plaisir. Rien à voir avec l’année précédente.
Alors, comment fait-on pour réduire le poids ? C’est très simple : on n’essaye pas de réfléchir à ce qu’on peut éliminer, car on trouvera tout indispensable (et ça l’est). On va juste réduire le volume du contenant. Pour la descente de 2019, j’avais changé de sac. J’en ai pris un plus petit que celui de 2018. Et ensuite, on fait rentrer ce qui peut rentrer. Il y a donc des choix à faire…
Je vais donc appliquer le même principe (ou au moins essayer), sauf que je ne vais pas changer de sac mais prendre 2 bidons étanches à la place de 3. Il faudra donc éliminer et/ou limiter certaines choses. Je ne sais encore pas précisément quoi. Je devrai sûrement prendre un sac étanche en plus mais le volume sera moins important qu’un bidon. Cette fois, je ne pourrai pas gagner 5kg, mais si je réussis à en gagner 2, ça sera parfait. 2kg, ce n’est pas beaucoup, mais multipliés par le nombre de pas que l’on fait, ça fait une paire de tonnes…
Déroulement…
Dimanche et lundi : Montée au ruisseau de Marta
Bendola 2025 - 2ème partie
Bendola 2025 - 1ère partie
La montée au départ du canyon
La descente du vallon de la Bendola

















































































































