Retour au fond du canyon

dimanche 28 juin – jeudi 2 juillet

Une fois de plus, je suis retourné au fond du canyon de la Bendola.

Finalement, j’y suis allé seul, une nouvelle fois. Les personnes que j’ai contactées n’étant pas disponibles à cette période.

Je suis parti le vendredi 26 juin à 7 heures. Une première journée de route jusqu’à La Condamine-Châtelard, au pied du col de Larche, côté français. Le lendemain, encore quelques heures de route, en Italie, pour rejoindre Saorge, en fin de matinée. Faute de mieux, je suis obligé de laisser le fourgon, tout en bas, au bord de la Roya.

A 14h45, je commence la montée. Difficile, après cette longue route de plus de 850 km. La météo a prévu du beau temps pour les jours qui viennent. Pourtant, le ciel se couvre au dessus du Mercantour et un orage se prépare? ça commence bien…

A 18 heures, j’arrive à la source de La Pinée où je passerai cette première nuit dehors. Finalement le ciel se dégage et il ne pleuvra pas. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai…

 

Bord de la Roya jusqu’à La Pinée

Le lendemain, à 6 heures, commence la longue montée jusqu’au départ du canyon. 1100 m de dénivelé, ajoutés au 500m de la veille… Je resterai à l’ombre jusqu’à la bergerie d’Anan où je ferai le plein d’eau pour la suite de la montée, car après, il n’y aura plus possibilité de le faire. Baisse d’Anan, Fontaine des Chiens, Baisse de Lugo par le GR52A que je quitterai peu après pour emprunter un tracé fantôme qui rejoint la Baisse de Chiay. En fait, je vais galérer hors sentier, car il n’y en a aucun sur le tracé indiqué sur la carte.

Finalement je rejoindrai directement la Baisse de Poutiguère, sans passer par celle de Chiay

Il reste à longer les pentes du Balcon de Marta, et la montée précédente m’a épuisé. Il faut avancer lentement pour éviter de basculer dans le devers à cause du poids du sac, qui fait quand même 27 kg.

Finalement, j’arriverai à l’endroit du premier bivouac, dans le lit du ruisseau de Marta, à 18 heures, sous un beau ciel bleu.

La Pinée jusqu’au ruisseau de Marta
  • lundi 29 juin, arrêt avant la cascade de 45 m

J’attaque la première journée de descente, sous un soleil resplendissant. La partie supérieure du canyon est parcourue par un cours d’eau tout à fait conséquent, contrairement aux années précédentes, et c’est bien plus vivant. Les vasques sont bien claires. ça change des cloaques que l’on rencontre quand le canyon supérieur est à sec.

  • mardi 30 juin, bivouac après la résurgence

Après un bivouac bien agréable, juste avant l’affluent qui précède la grande cascade de 45 mètres , cette deuxième journée de descente, globalement ensoleillée malgré quelques passages nuageux, m’amènera jusqu’à la résurgence du cours d’eau qui s’était enfilé sous terre depuis le bas de la cascade de 45 m. Après une grosse frayeur juste avant ce rappel (la corde s’est retrouvée au fond d’une grande vasque de plus de 3m de profondeur…), la suite s’est déroulée sans problème particulier.

  • mercredi 1er juillet, passage des cascades et bivouac aux « strates »

Nous suivons, maintenant, le cours très actif de la Bendola. Il y a pas mal d’eau et c’est bien agréable, même si ça peut poser quelques problèmes. pour exemple : la corde est restée coincée sous une cascade, entre 2 blocs, et il m’a fallu une bonne heure pour la récupérer, à cause de la force de l’eau qui m’empêchait de distinguer quoi que ce soit… L’arrivée au bivouac « des strates » en début de soirée sera la bienvenue. Une grosse journée, également ensoleillée. Décidément, le dieu de la météo est avec moi (une fois n’est pas coutume…).

  • jeudi 2 juillet, dernière longue journée et sortie à 21 heures au pont du Castou

Après une dernière nuit, illuminée par une myriade de lucioles, la dernière journée, une fois encore placée sous le signe du soleil, sera bien longue et ardue. Il me faudra une douzaine d’heures, et c’est presque à la nuit que j’atteindrai le pont du Castou qui marque la fin de cette descente difficile, mais oh combien déjà regrettée…

Le compte-rendu complet et le film de cette aventure sont en cours de réalisation… à suivre…
En attendant, voilà les photos de ce millésime 2020