Rando – Bivouac – Descente de la Bendola 2019 en solo

6 jours – 5 bivouacs

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La montée
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La descente
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Vidéo 360°

Déroulement

  • samedi 6 juillet :
    départ le matin depuis Saorge et montée jusqu’à la bergerie d’Anan, à environ 1450m d’altitude (env. 1100m de dénivelé).
    1er bivouac sur les terrasses, près de la bergerie
  • dimanche 7 juillet :
    Deuxième jour de montée, avec seulement 600m de dénivelé, jusqu’au départ du vallon de Marta (Bendola)
    2ème bivouac au départ du canyon
  • lundi 8 juillet :
    Premier jour de descente,
    3ème bivouac avant la cascade de 45 m.
  • mardi 9 juillet :
    2ème jour de descente.
    4ème bivouac à la résurgence
  • mercredi 10 juillet :
    3ème jour de descente.
    5ème bivouac des « strates ».
  • jeudi 11 juillet :
    4ème et dernier jour de descente. Sortie au pont du Castou et retour par la piste

La marche d’approche

Parcours d’accès
Profil altimétrique


Samedi 6 juillet 2019, Saorge

Me voici de nouveau à Saorge, garé sur le parking herbeux situé en contrebas de la piste qui mène au Castou. Il est 6h30 et le vent est encore frais à cette heure matinale. Le ciel est bien dégagé, l’air est saturé d’humidité et le fond du vallon de la Bendola est noyé dans la brume, enfin c’est ce que je croyais à ce moment.

J’ai déjà bu mon 2ème café de la journée mais il faut que je commence à préparer le sac, sinon je risque de partir quand la chaleur commencera à alourdir l’atmosphère.

Oui, je vais faire la Bendola, une nouvelle fois en solitaire. Pourtant est-ce que je n’avais pas dit, l’année dernière, que je ne pourrais plus la refaire tellement ça avait été difficile? C’est vrai, je l’ai dit, et je le pensais vraiment. Alors pourquoi vouloir tenter le diable, car il doit bien s’agir de cela ? Et bien certainement parce que j’ai très mal vécu ce que j’ai ressenti comme un échec. Je ne voulais pas rester sur ce sentiment et je ne pouvais pas accepter de ne pas avoir pu apprécier la Bendola qui représente tant pour moi. En fait, j’ai subi cette descente du début à la fin sans y trouver le moindre plaisir.

Mais, pour que ce soit différent, je devais apporter des modifications, car aux mêmes causes, les mêmes effets…

Gagner du poids, une nécessité

Il est indéniable que le problème principal provenait du poids et du volume du sac. Est-il possible d’emporter moins d’affaires ? C’est à cela que j’ai réfléchi pendant un bon moment. Pour que ce sac soit moins lourd, ce n’est pas 2 ou 3 petites bricoles qu’il faudrait éliminer mais quelque chose de « conséquent ». Et là, il n’y a pas beaucoup de choix : je dois prendre une seule corde de 50m au lieu des 2 qui sont nécessaires pour faire le rappel.

Mais pour cela, je dois bien entendu trouver le moyen de pouvoir rappeler la corde une fois la descente effectuée. J’utiliserai une cordelette de 5mm que je déroulerai au fur et à mesure de la descente et je bloquerai la corde de descente avec un descendeur en 8  sur lequel je tirerai pour faire le rappel. Les tests réalisés sur une falaise ont fonctionné correctement, sur une hauteur de 15m. Là il s’agira de 45m et 40m pour le 2ème rappel, mais ça devra aller.

En prenant une seule corde je gagne du poids mais en plus je peux utiliser un sac différent, plus petit, qui devrait moins me déséquilibrer que le gros que j’avais utilisé en 2016 et 2018.

Est-ce que je réussirai à tout faire entrer dans ce sac ? Et bien on va voir cela tout de suite.

En agençant tout au mieux et en supprimant encore 2 ou 3 « bricoles » la totalité de ce que j’emporte rentre dans et sur le sac. C’est déjà une bonne chose. Je le soupèse et, c’est indéniable, il est moins lourd que l’année dernière car j’arrive à le soulever d’une main, alors que l’autre… J’ai acheté pour l’occasion un pèse-bagages. Verdict : 25kg, au lieu d’environ 30 kg l’année dernière. C’est nettement mieux. Bien sûr, dans l’eau le poids va bien augmenter, mais la combi néoprène, le harnais et la quincaillerie seront sur moi, et je pourrai me délester de la corde de temps en temps pour les désescalades délicates notamment.

En mettant le sac sur le dos, je sens immédiatement la différence. Les choses s’annoncent bien ; espérons que ça continuera.

Montée difficile en plein soleil

Le soleil est bien levé maintenant et je décolle du parking vers 7h30. Monter lentement, c’est le secret pour aller loin sans s’épuiser. Surtout, ne pas forcer sinon ça sera vite l’enfer.

J’ai prévu de monter aujourd’hui jusqu’à la bergerie d’Anan et de terminer demain la montée jusqu’au départ du canyon : environ 1050m de dénivelé samedi et 650m dimanche. La descente se fera, comme en 2016 et 2018, en 4 journées, avec un 1er jour jusqu’à l’affluent rive gauche avant la cascade de 45m, un 2ème jour jusqu’à la résurgence, un 3ème jour le plus loin possible après la vasque en cœur et un 4ème jour au moins jusqu’au pont de la Baragne et si possible jusqu’à la sortie au pont du Castou où il restera la piste « infernale » à parcourir, jusqu’au camion.

Les prévisions de la météo pour les jours qui viennent ne sont pas extraordinaires et, mis à part aujourd’hui, des orages sont prévus tous les jours… On verra bien !….LIre la suite dans le compte rendu

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